dimanche 22 novembre 2015

Solvay condamné

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Le nouveau SOLVAY :
produire de l’argent et  casser les emplois
 

                                 
                        Plusieurs CCE, une procédure de droit d’alerte, mais toujours aucune vision sur la stratégie et les orientations de SOLVAY. Le rachat de RHODIA et la réorganisation du nouveau groupe SOLVAY commence à laisser entrevoir des conséquences sur l’emploi, certains « doublons » sont évoqués mais rien n’ai dit.


                        Le duo de présidents fait son show, au pas de course, dans tous les sites répondant à des questions posées  à l’avance mais c’est toujours le grand silence sur les orientations futures.


 Faites-nous confiance c’est le maitre mot de nos dirigeants. Eh bien non ! Le  syndicat CGT ne vous fera pas confiance, le plan horizon a montré jusqu’où vous pouviez aller avec des solutions absurdes pour réduire les emplois.


Nous ne sommes pas opposés à l’évolution du groupe, mais celle-ci doit être accompagnée d’un véritable projet industriel, d’investissements dans de nouvelles productions permettant un développement de l’emploi. Au lieu de cela la fusion avec RHODIA risque de se traduire par des rapprochements de certains services qui vont engendrer des suppressions d’effectif.
 SOLVAY condamné
pour fautes inexcusables










            Mardi 6 décembre, le tribunal des affaires de sécurité social (TASS) a rendu son verdict. Les maladies professionnelles dues au benzène et à l’amiante sont confirmées.


Les décès de 3 de nos collègues sont confirmés issus de maladies professionnelles et le juge du TASS condamne SOLVAY pour fautes inexcusables.



            L’action engagée par les familles, soutenue par le syndicat CGT, a été reconnue légitime par le tribunal, la réparation du préjudice subi par la perte d’un père, d’un mari a été prononcée. Les arguments démontrant la responsabilité de SOLVAY ont été retenus.


Ce jugement aurait pu mettre un terme à une douloureuse page de l’histoire de notre site. La direction en a décidé autrement et  fait appel à la décision du tribunal montrant ainsi son mépris envers les salariés et leurs familles.


Tout au long de la procédure la direction SOLVAY avait déjà tout mis en œuvre pour gagner du temps, aujourd’hui, elle confirme sa volonté de ne pas accepter une autre logique que la sienne. En niant l’évidence, en masquant la réalité SOLVAY montre son vrai visage. Au moment où l’on parle d’un accord sur la pénibilité, SOLVAY refuse de reconnaitre ses responsabilités. La CGT présente aux côtés des salariés qui souffrent, aux côtés des familles à qui on a retiré un être cher, continuera de tout mettre en œuvre pour que les responsabilités soient confirmées, pour que les décès de collègues dus aux manquements et obligations de sécurité permettent une réelle prise en compte des questions de sécurité, d’hygiène et de conditions de travail, ce qui est loin d’être le cas. Les profits financiers ne doivent et ne peuvent plus être la priorité.                   



 Pénibilité:

un accord transitoire et injuste
 


Une grande messe passant par une grande lecture reprise a tour de rôle par les DRH de site.


Une obligation de négocier, d’ici la fin de l’année 2011 un accord, tronqué par la simple suffisance d’un plan d’action mis en place unilatéralement par l’employeur en cas de non accord.


Des grands principes sur des objectifs de prévention, une cartographie des risques d’exposition aux facteurs de pénibilité assortie d’un calendrier. Seul le travail posté avec les nuits est reconnu pénible par SOLVAY.


Le syndicat CGT à rappeler à la direction :


  • Que les grands principes, les plans d’actions etc.…seraient inefficaces si dans le même temps la remise à niveau des effectifs n’était pas réalisée.
  • Que l’employeur est le seul responsable des organisations de travail qu’il met en place et que la santé au travail n’est pas négociable.
  • Que la prévention collective doit être privilégiée à la prévention individuelle et que la santé des salariés ne doit pas être subordonnée aux intérêts économiques.
  • Que le développement de la polyvalence comme seul but de partager les exposition à risques ou de les minimiser n’est pas acceptables.
  • Que chaque salariés doit avoir personnellement connaissance des facteurs de risques auxquels il est exposé et ce depuis son embauche


La santé c’est la plus grande richesse dont dispose les salariés, qu’ils soient ouvriers, employés, agent de maitrise ou cadres à condition de la conserver !!!


  • OUI pour la réparation, même si on ne peut réparer un corps meurtri et usé. Même si certains esprits sont heurtés par ce terme et préfèrent le terme compensation. Celui qui casse doit réparer.
  • OUI pour de réels départs anticipés qui tiennent compte des durées d’expositions et des poly-expositions.
  • OUI à un niveau des effectifs qui permettent les départs anticipés, le travail à temps partiel, le reclassement des salariés sans dégrader les conditions de travail de ceux qui restent.


Sur ces points, notre direction n’a pris aucun engagements conformes aux aspirations des salariés sur leur droit à travailler dans de bonnes conditions et de pouvoir bénéficier d’un juste départ anticipé.


Le barème de départ à la retraite anticipée est loin des revendications CGT (1 an pour 5 ans d’exposition).


Cet accord est injuste car seulement 41 salariés sur l’UES  bénéficieraient de départs anticipés.


Les mesures transitoires de cet accord, liées au recul du départ en retraite, permettent  à SOLVAY d’adapter ses effectifs en fonction des restructurations engagées (Salle 7) et de poursuivre l’objectif de baisse des effectifs.




Seule une expression forte des salariés peut faire évoluer cette situation .La direction SOLVAY doit entendre vos revendications. Le syndicat CGT sera à vos côtés pour défendre vos intérêts.




Tavaux le 8 décembre 2011